Selon le dictionnaire Larousse, le mot relation se définit comme le lien qui unit des choses, des personnes.

Nous savons fort bien que la qualité et la profondeur d’une relation varient de façon significative avec les individus que nous côtoyons. Plusieurs éléments déterminent la qualité d’une relation; la communication, le respect, les sentiments, l’empathie, les efforts mis pour nourrir le lien, etc.

Il n’y a pas de recette pouvant vous donner les ingrédients exacts à utiliser pour obtenir une relation avec votre chien. Mais, il est certain que sa valeur sera nettement favorisée par le temps que vous y mettrez, le respect que vous démontrerez, les qualités de leader que vous exercerez, les balises que vous établirez et le plaisir que vous partagerez.

Voici quelques éléments qui vous aideront également dans cette relation, selon l’acronyme : R.E.L.A.T.I.O.N. :

Ressources : les êtres vivants sont souvent à la recherche du contrôle des ressources telles la nourriture, les espaces, les contacts, certains objets, etc. Cette quête de contrôle varie beaucoup selon les individus. Afin d’éviter toute ambiguïté avec l’animal, vous devriez, de façon générale et particulièrement avec des individus plus insistants, avoir le contrôle des ressources et demander au chien de référer à vous pour les obtenir.

Exercice : vous devez permettre à votre chien de dépenser son énergie de façon positive et bénéfique pour sa santé psychologique et physique. À cet effet, permettez à votre chien de participer à des activités exigeant une dépense énergétique significative, telles la course et les sports canins de toutes sortes. Attention aux chiots en croissance car le degré d’activité devra respecter sa croissance.

Leadership et langage canin : vous devez mettre des balises et donner une structure à la cohabitation avec votre chien. Le chien aboie, mâchonne, creuse, saute, élimine... À vous de placer les balises afin que ces comportements deviennent acceptables dans votre milieu. Le leader n’a pas besoin de hausser le ton ou d’utiliser la force. Un vrai leader dégage une confiance qui entraîne dans son sillage les individus qui le côtoient. Le chien n’a pas besoin d’un tyran; il a besoin d’un guide (Joël Dehasse). Vous devrez aussi comprendre le langage canin et avoir une communication claire. Le chien ne conjugue pas, ne parle pas. Le chien vit dans un monde d’olfaction et de gestuelle. Votre voix n’est qu’une tonalité qui lui indiquera une intention. Il est de votre ressort que la communication soit compréhensible de part et d’autre. Plusieurs problèmes de comportement ont pour origine une dysfonction de la communication.Oubliez les termes alpha, dominant, soumis; ils ont créé énormément de confusion et amené des actions injustes et inappropriées sur nos amis canins.

Auto-contrôles : l’acquisition des auto contrôles se fera auprès de la mère et de la fratrie. Toutefois, à l’arrivée de votre chiot à la maison, vous devrez poursuivre des exercices permettant au chien de travailler ces auto-contrôles. Exemples : il doit attendre avant de franchir une porte, il doit s’asseoir avant de recevoir son plat de nourriture, il doit s’asseoir avant d’entreprendre une marche, il doit avoir les 4 pattes au sol afin de recevoir de l’attention, etc. La notion de référence à vous est très importante. Ainsi, on demandera au chien un assis, regarde-moi avant toute activité. On recherche un état calme et à cet effet, on renforce tous les comportements où le chien attend calmement nos indications.

Techniques d’apprentissage : les méthodes d’apprentissage sont basées sur le renforcement positif. On récompense le comportement que l’on veut conserver. Toutefois, il importe de moduler l’environnement afin de permettre, dans la mesure du possible, la réussite de l’animal. La gestion de l’environnement (exemples : clôtures, enclos, cage, laisse, etc.) permettant d’éviter que le chien se place dans des situations indésirables, revêt toute son importance. L’animal répètera les comportements qui lui amènent des conséquences positives. Il abandonnera ceux qui ne lui amènent aucune satisfaction. L’utilisation de la force n’a pas sa place dans l’apprentissage.

Inhibition de la morsure : le contrôle de la morsure est également acquis au sein de la fratrie. Au sein de votre famille, le chien doit aussi apprendre à contrôler sa morsure. Pour ce faire, vous ne devrez tolérer aucune morsure douloureuse et lui apprendre à contrôler la force de celle-ci. Ne permettez pas au chien de mordre sur les vêtements, car vous ne pouvez évaluer sa force. Signalez clairement au chien votre malaise et cessez toute interaction lorsque l’augmentation du niveau d’excitation entraîne des mordillements excessifs. Vous pouvez également rediriger la morsure sur un objet approprié comme un os, un jouet à gruger, etc. De façon générale, évitez les jeux où le chiot mordille vos mains ou vos bras. La chair humaine n’est pas un jouet!

Obligations civiles et légales : dès l’acquisition d’un chien, votre responsabilité est impliquée. Vous ne devez, en aucun temps, remettre la responsabilité de l’éducation d’un chien à un enfant. Vous devez respecter les règles en vigueur concernant la contention de votre chien dans les lieux publics, vous êtes responsable de ses actions et à cet effet, vous devez prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité d’autrui. Des amendes ou poursuites demeurent possibles advenant le non-respect des règles en vigueur dans votre municipalité. En tout temps, soyez respectueux des autres et ne présumez jamais que tous les gens sont à l’aise avec les chiens ou que tous les chiens rencontrés seront nécessairement dociles. Respectez la bulle des humains et des chiens!

Nourriture physique et intellectuelle : recherchez une nourriture de qualité adaptée aux besoins de votre animal. De même, votre chien a besoin d’une nourriture intellectuelle qui lui amènera un sentiment de bien-être; offrez-lui des jouets lui permettant d’utiliser ses capacités intellectuelles, tels les casse-tête canins, des activités telles le pistage, des exercices d’obéissance, etc.